L'impact environnemental des emballages du e-commerce
Un secteur en pleine croissance, une montagne d'emballages
En 2024, le e-commerce français a atteint 175,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, avec 41,6 millions de Français qui effectuent des achats en ligne (FEVAD, 2025). Pratique, rapide, accessible : le e-commerce a transformé nos habitudes de consommation.
Mais chaque commande arrive dans un emballage.
En 2024, 1,3 milliard de colis ont été distribués sur le marché domestique français (ARCEP, octobre 2025). Contre 505 millions en 2017.
En moins de dix ans, le volume a plus que doublé et avec lui, les déchets générés à chaque livraison.
Dans 80% des cas, les commandes arrivent dans du carton. Dans 20%, dans du plastique. Ces deux matières soulèvent des problèmes très différents.
Le plastique, une fausse solution
Le plastique domine l'emballage des vêtements et produits textiles dans le e-commerce. Il est léger, imperméable, peu coûteux à produire. Et très difficile à valoriser.
Malgré des progrès dans la collecte, le taux de recyclage effectif du plastique d'emballage reste structurellement faible en France. Le problème n'est pas seulement technique : le recyclage du plastique est en réalité souvent du sous-cyclage.
Une pochette plastique ne se transforme pas en nouvelle pochette plastique, elle finit en rembourrage, en cintre, en objet de qualité inférieure. La circularité n'est pas assurée.
La loi AGEC a fixé un cap : fin de la mise sur le marché de tous les emballages plastiques à usage unique d'ici 2040. D'ici là, des étapes intermédiaires structurent la transition, dont une qui concerne directement les e-commerçants dès aujourd'hui.
Le carton, mieux mais pas sans impact
Le carton reste l'emballage dominant du e-commerce pour de bonnes raisons : rigide, léger, recyclable. Sa filière est nettement plus mature que celle du plastique.
En 2023, le taux de recyclage des emballages ménagers a atteint 67%, en hausse de 1,5 point par rapport à 2022 (Citeo, décembre 2024). Ce chiffre progresse mais il signifie aussi qu'un emballage sur trois n'est pas recyclé et finit incinéré ou enfoui.
Surtout, le recyclage du carton n'est pas un processus neutre. Chaque cycle nécessite de l'eau, de l'énergie, du transport. Et les fibres de cellulose se dégradent à chaque recyclage : un carton ne peut être recyclé qu'environ 7 fois avant d'être inutilisable. Le "recyclage" ne résout pas le problème, il le reporte.
C'est ce que nous expliquons dans notre article sur les déchets du e-commerce et dans notre démarche.
La loi AGEC, un tournant pour le marché du réemployable
Face à ce constat, le législateur a agi. Le décret n°2022-507 du 8 avril 2022 définit la trajectoire minimale d'emballages réemployés à mettre sur le marché annuellement en France pour la période 2023-2027, afin d'atteindre les objectifs fixés par la loi AGEC.
L'OBJECTIF : 10% D'EMBALLAGES RÉEMPLOYÉS EN 2027
Réemploi ou recyclage : pourquoi la différence compte
Le recyclage traite les déchets après qu'ils ont été créés. Le réemploi empêche qu'ils soient créés. Ce n'est pas le même niveau d'impact.
Un colis réemployable qui effectue 100 rotations remplace 100 emballages à usage unique. Il supprime 100 cycles de collecte, tri, traitement. C'est le principe de la consigne appliqué à la livraison, un modèle qui a fait ses preuves dans d'autres filières (bouteilles, gobelets) et qu'Opopop adapte au e-commerce depuis 2020.
Une expédition dans un colis Opopop génère jusqu'à 89% de CO2 de moins qu'un carton recyclé.
Découvrez la solution Opopop pour les e-commerçants et comment répondre à vos obligations AGEC dès cette année en prenant rendez-vous avec nous.